Science et conscience : quand l’expérience dépasse le concept.

Ce que la science mesure, ce que la conscience vit, et ce que le corps sait avant les mots

Préambule, Pourquoi j’écris cet article.

Si j’écris aujourd’hui sur la différence entre science et conscience, ce n’est pas pour trancher un débat, ni pour opposer deux camps. Je n’ai jamais eu le goût des guerres idéologiques, surtout quand elles se déguisent en débats intelligents.

J’écris parce que mon corps a vécu quelque chose que mon mental ne savait pas encore nommer.

J’écris parce que j’ai longtemps cru que tout était conscience, avant de découvrir, par l’expérience directe, que cette phrase, aussi séduisante soit‑elle, peut devenir un piège subtil.

Et j’écris parce qu’à force de vouloir expliquer la vie, nous avons parfois oublié de la sentir.

Cet article n’est pas un enseignement. C’est un récit incarné. Une traversée. Un partage depuis la chair.

1. La science : l’art de mesurer ce qui est observable.

La science est un outil magnifique. Elle a permis des avancées extraordinaires : comprendre la matière, le vivant, les lois physiques, le fonctionnement du cerveau, du corps, de l’univers.

La science repose sur quelques piliers simples :

  • l’observation,

  • la mesure,

  • la reproductibilité,

  • la modélisation.

Autrement dit, la science s’intéresse à ce qui peut être objectivé.

Elle observe des phénomènes depuis l’extérieur. Elle découpe. Elle analyse. Elle isole des variables.

Et c’est précisément là sa force.

Mais c’est aussi là sa limite.

La science ne vit pas l’expérience. Elle la décrit.

Elle ne ressent pas. Elle mesure ce qui est mesurable, dans le spectre qui est visible pour nous…

Et tout ce qui échappe à la mesure, pour l’instant, est soit mis de côté, soit qualifié d’hypothèse, soit rejeté.

Ce n’est pas une faute. C’est simplement sa nature.

2. La conscience : non pas un objet, mais un point de vue.

Pendant longtemps, j’ai cru que la conscience était une sorte de substance.

Quelque chose de supérieur. De flottant. De lumineux.

Comme beaucoup, j’ai adopté, sans m’en rendre compte, une vision presque mystique de la conscience.

Puis l’expérience m’a rattrapée.

J’ai réalisé une chose très simple, mais profondément dérangeante pour le mental :

👉 La conscience n’est pas un objet.

👉 La conscience est un point de vue , macro et micro et multidimensionnelle.

La conscience ne fait rien. Elle observe.

Elle n’agit pas. Elle voit l’action.

Elle n’est pas avant le corps. Elle n’est pas après le mental.

Elle est ce qui perçoit, pendant que quelque chose est perçu, vécu.

Et surtout :

👉 la conscience ne remplace pas l’expérience.

Elle la regarde. Elle est l’observateur de la Présence (l’être).

3. Le piège moderne : “tout est conscience”.

La phrase est devenue populaire. Presque hypnotique.

Tout est conscience.

Sur le papier, elle semble ouvrir. Dans la pratique, elle ferme parfois.

Pourquoi ?

Parce qu’elle peut devenir une échappatoire élégante.

Si tout est conscience, alors :

  • la douleur devient un concept,

  • le corps devient secondaire,

  • l’émotion devient une illusion,

  • la matière devient suspecte.

Et sans le vouloir, on glisse vers une forme de dissociation douce.

Tout serait illusion ? …

Je l’ai vécue.

Je me suis surprise à :

  • comprendre avant de ressentir,

  • observer avant de traverser,

  • expliquer avant d’habiter.

J’étais consciente. Mais je n’étais pas pleinement présente.

4. La bascule : quand le corps reprend la parole.

Il y a eu un moment très clair dans mon parcours.

Un moment où mon corps a dit stop.

Fatigue profonde. Tensions diffuses. Sensations étranges.

Rien de spectaculaire. Rien de mystique.

Juste un corps qui ne suivait plus le discours.

C’est là que j’ai compris quelque chose de fondamental :

👉 La présence n’est pas la conscience.

La présence est un champ d’expérience.

Un espace où le mental, la conscience et le corps coexistent.

La conscience observe. Le mental interprète. Le corps vit.

Et si l’un est coupé des autres, l’expérience se fragmente.

5. Présence : là où science et conscience se rencontrent.

La présence n’est ni scientifique, ni spirituelle.

Elle est factuelle.

Quand je suis présente :

  • je sens ma respiration,

  • je perçois mes appuis,

  • je remarque mes pensées,

  • je laisse passer mes émotions.

    On appel cela aussi le moment présent.

    Rien d’ésotérique. Rien de conceptuel.

La présence est mesurable… par le vivant lui‑même.

Et c’est là que quelque chose d’intéressant se produit.

La science commence à observer les effets de la présence :

  • régulation du système nerveux,

  • diminution du stress,

  • cohérence cardiaque,

  • plasticité cérébrale.

La conscience, elle, constate simplement :

Il y a quelque chose qui se détend.

6. Mon expérience : de l’analyse à l’habitation.

Pendant longtemps, j’ai analysé mes expériences.

Même les plus intimes.

Je les comprenais très vite. Parfois trop vite.

Puis j’ai traversé une relation miroir intense, la flamme jumelle, déroutante, transformatrice.

Et là, aucune théorie ne tenait.

Le corps tremblait. Le cœur s’ouvrait. Le mental voulait suivre… mais arrivait toujours après.

C’est dans cette traversée que j’ai compris :

👉 On peut être très conscient et profondément coupé de soi.

👉 Et on peut être très présent sans comprendre quoi que ce soit.

Et paradoxalement, c’est dans cette deuxième posture que la paix s’est installée.

7. Ce que la science ne peut pas mesurer (mais qui existe quand même).

La science ne peut pas mesurer :

  • le moment exact où une résistance lâche,

  • l’instant où une peur se dissout,

  • la sensation d’atterrir dans son corps,

  • la paix qui n’a pas de cause.

Et pourtant…

Ces phénomènes sont universels.

Ils ne demandent pas à être crus. Ils demandent à être vécus.

8. Réconcilier plutôt qu’opposer.

Aujourd’hui, je ne choisis plus entre science et conscience. Je suis dans l’UNIONCONSCIENCE.

Je les replace chacune à leur juste endroit.

La science éclaire le fonctionnement. La conscience éclaire l’expérience.

Mais la présence relie.

Elle ne commente pas. Elle ne prouve pas. Elle accueille.

Et quand la présence est là, quelque chose se réorganise naturellement.

Sans effort. Sans lutte. Sans stratégie.

Conclusion , redescendre dans le vivant.

Nous n’avons pas besoin de devenir plus conscients.

Nous avons besoin de devenir plus vivants.

La science continuera d’explorer. La conscience continuera d’observer.

Mais le corps, lui, continuera de rappeler une chose essentielle :

👉 La vie ne se comprend pas. Elle se rencontre.

Et c’est peut‑être là, finalement, que tout commence vraiment.

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C’est une autobiographie et une analyse personnel de mes liens d’âmes (flammes jumelles, âmes cœurs et âmes miroir).

Adeline PETIT

Coach de Vie, auteur et entrepreneur en intelligence émotionnelle.

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