Pourquoi absorbe-t-on les émotions des autres ? Empathie, énergie et limites.

Tu ne peux pas empêcher les autres de te toucher.

Mais tu peux arrêter de les porter.

Pourquoi nous « absorbons » les émotions des autres, et comment apprendre enfin à surfer dessus sans nous vider.

J’ai vu passer cette image :

« Ceci est ton rappel quotidien de ne pas absorber les énergies toxiques des autres. »

Elle est sympa.

Le problème, c’est que notre système nerveux n’a visiblement pas lu le rappel. 😅

Parce que nous sommes des êtres relationnels.

Quand quelqu’un arrive tendu dans une pièce, notre corps le perçoit.

Quand une personne pleure devant nous, quelque chose bouge.

Quand quelqu’un parle très vite, respire mal, se crispe ou s’agite, notre propre corps peut commencer à s’accorder au sien.

La psychologie étudie notamment ce phénomène sous le nom de contagion émotionnelle. Nous avons tendance, souvent sans nous en rendre compte, à ajuster nos expressions faciales, nos postures, notre voix et certains états corporels à ceux des personnes avec lesquelles nous interagissons.

Alors non.

Le but n’est probablement pas de devenir une forteresse énergétique entourée d’un bouclier en titane intergalactique.

Le véritable enjeu est ailleurs :

  • apprendre à ressentir ce qui nous traverse sans automatiquement le prendre en charge.

Et pour moi, c’est là que commence une véritable intelligence émotionnelle. C’est ce que j’appelle le surf émotionnel.

Le problème n’est pas que tu ressens trop.

Le problème est que nous avons rarement appris quoi faire de ce que nous ressentons.

Très tôt, nous apprenons :

  • à reconnaître l’humeur des adultes,

  • à anticiper leurs réactions,

  • à chercher l’approbation,

  • à calmer certaines tensions,

  • à retenir certaines émotions,

  • à en amplifier d’autres.

Notre cerveau apprend la relation avant même que nous sachions expliquer ce qu’est une relation.

Et cette adaptation est utile.

Un enfant dépend littéralement des adultes qui prennent soin de lui.

Il devient donc extrêmement sensible aux informations relationnelles qui l’entourent.

Plus tard, pourtant, cette capacité peut continuer à fonctionner automatiquement.

Quelqu’un est mal.

Je le ressens.

Puis un glissement se produit :

  • je crois que je dois faire quelque chose pour qu’il aille mieux.

Et c’est ici que ressentir devient porter.

Ressentir quelqu’un n’est pas absorber une substance invisible.

Je veux faire une distinction importante.

Lorsque j’utilise le mot énergie ici, je parle avant tout d’une expérience vécue :

  • « Cette personne me vide. »

  • « Cette pièce est lourde. »

  • « Depuis cette conversation, je suis épuisée. »

  • « J’étais bien avant de la voir et maintenant je suis tendue. »

Ces expériences sont parfaitement réelles.

En revanche, scientifiquement, nous ne disposons pas de preuve démontrant que nous absorberions littéralement une « énergie émotionnelle » appartenant à quelqu’un d’autre comme on transvaserait de l’eau d’un verre à l’autre.

Ce que la recherche documente beaucoup mieux, ce sont des phénomènes comme la contagion émotionnelle, le mimétisme non conscient, l'empathie, l'attention aux signaux sociaux et différents phénomènes de synchronisation interpersonnelle.

La nuance compte.

Parce qu’elle change complètement la réponse.

Si l’autre possède une énergie toxique qui entre en moi, je dois me protéger de lui.

Mais si mon organisme entre en résonance avec les informations qu’il reçoit, alors je peux apprendre à les ressentir, à les différencier et à retrouver mon propre axe.

Ça change tout.

Une émotion est d’abord un mouvement.

J’aime beaucoup revenir au mot lui-même.

« Émotion » vient du latin emovere : mettre en mouvement, remuer, déplacer.

Et je trouve que cette racine dit quelque chose d’essentiel.

Une émotion bouge.

La peur prépare quelque chose.

La colère mobilise.

La tristesse ralentit et réorganise.

La joie ouvre et stimule.

Une émotion n’est donc pas nécessairement une vérité.

Elle n’est pas non plus une identité.

Elle est une information accompagnée d'un mouvement corporel.

Pour ma part, j’aime parler d’énergie vitale en mouvement.

C’est mon langage.

Scientifiquement, je préciserais cependant que l’émotion ne se réduit pas à une « énergie vitale » au sens biologique ou physique. Une émotion mobilise plusieurs systèmes, cerveau, système nerveux autonome, hormones, sensations corporelles, cognition — mais « énergie vitale » reste ici une manière expérientielle de nommer ce mouvement.

Et cette distinction m’importe.

Parce que pendant très longtemps nous avons confondu :

ressentir = aimer.

Nous avons confondu amour et prise en charge émotionnelle.

C’est probablement l’un des nœuds les plus profonds.

Si quelqu’un souffre et que je l’aime, je dois le soulager.

S’il est triste, je dois le consoler.

S’il est inquiet, je dois le rassurer.

S’il est déçu, je dois réparer.

S’il se met en colère contre moi, je dois peut-être changer pour qu’il retrouve son calme.

Et progressivement :

  • l’état émotionnel de l’autre devient une mission personnelle et dès fois notre propre météo émotionnelle.

Voilà comment l’amour peut se transformer en suradaptation.

Et cela touche particulièrement beaucoup de femmes.

Les femmes ont longtemps été entraînées à prendre soin du climat émotionnel.

Je mets volontairement « beaucoup » et non « toutes ».

Parce qu’il existe d’immenses différences individuelles, familiales et culturelles.

Mais les recherches sur la socialisation émotionnelle montrent bien que filles et garçons ne reçoivent pas exactement les mêmes messages autour de l’expression des émotions. Certaines différences apparaissent progressivement pendant l'enfance et dépendent fortement du contexte social.

Traditionnellement, les filles ont davantage été valorisées autour de comportements compatibles avec le soin, la douceur, l'attention relationnelle et certaines expressions émotionnelles.

Le travail émotionnel lui-même a d'ailleurs longtemps été considéré comme un travail féminin et largement sous-évalué.

Ce n’est donc pas seulement :

« Les femmes sont naturellement plus empathiques. »

C’est beaucoup plus complexe.

Il existe probablement des interactions entre biologie, tempérament, apprentissage, culture et rôles sociaux. Les recherches contemporaines utilisent justement des modèles bio-psycho-sociaux plutôt qu'une explication unique.

Et c’est important parce que dire :

  • « C’est génétique, les femmes sont comme ça »

referme la porte.

Alors que dire :

  • « une partie de ce comportement s’apprend »

signifie qu’une autre manière d’être peut aussi s’apprendre.

Pendant ce temps, beaucoup d’hommes ont reçu l’ordre inverse.

« Ne pleure pas. »

« Sois fort. »

« Encaisse. »

« Arrête de te plaindre. »

« Un homme, ça tient. »

Là encore, pas tous les hommes.

Mais les normes masculines traditionnelles valorisant la maîtrise, l'autonomie et la retenue émotionnelle sont bien documentées, notamment dans les recherches sur la difficulté de certains hommes à demander de l'aide psychologique.

Nous avons donc parfois fabriqué deux apprentissages complémentaires :

à certaines femmes : ressens tout le monde et prends soin de tout le monde ;

à certains hommes : ressens le moins possible et débrouille-toi tout seul.

Puis nous mettons tout ce petit monde en couple.

Et nous sommes surpris qu’il y ait quelques bugs dans le logiciel. 😅

Materner n’est pas aimer.

C’est probablement la distinction qui me tient le plus à cœur. C’est une fonction biologique pour l’apprentissage des enfants mais l’adulte doit progressivement amener l’enfant à exprimer et réguler ses émotions par lui même ( on pouraît rentré dans les détails de la fusion mère et enfant , mais cela mériterai un autre article).

En effet, aimer quelqu’un n’implique pas de réguler continuellement son monde intérieur.

Je peux aimer quelqu’un qui souffre.

Sans supprimer sa souffrance.

Je peux entendre sa colère.

Sans la prendre comme une mission.

Je peux être présente face à sa peur.

Sans entrer moi-même dans cette peur.

Je peux écouter.

Sans sauver.

Je peux soutenir.

Sans porter.

Je peux ressentir quelqu’un profondément et rester moi.

Voilà, pour moi, le passage de la fusion à la relation.

L’empathie mature nécessite une frontière entre toi et moi.

L’empathie n’est pas :

  • « Je souffre exactement comme toi. »

Elle suppose aussi une capacité à maintenir une distinction entre ce que vit l’autre et ce que je vis moi.

Les travaux neuroscientifiques sur l’empathie étudient justement cette articulation entre partage affectif et distinction soi-autrui.

Autrement dit :

  • ressentir l’autre n’est pas le problème.

  • Se perdre dans ce que nous ressentons peut le devenir.

La sensibilité a donc besoin d’une deuxième compétence :

le discernement.

Sinon l’empathie devient une éponge.

Avec le discernement, elle devient une antenne.

Et personnellement, je préfère largement être une antenne qu’une serpillière émotionnelle. 😄

Pourquoi finit-on alors réellement « vidée » ?

Parce que ressentir n’est qu’une partie du phénomène.

Ensuite arrivent souvent :

  • l’hypervigilance,

  • l’analyse,

  • la rumination,

  • la tentative de rassurer,

  • la peur de décevoir,

  • la difficulté à dire non,

  • la surveillance constante de l’autre,

  • la culpabilité,

  • la suppression de nos propres besoins.

Et tout cela demande des ressources.

Le stress lui-même peut affecter certaines fonctions exécutives impliquées dans la prise de recul, l'inhibition et la flexibilité cognitive. Des travaux expérimentaux montrent également que le stress aigu peut rendre certaines stratégies conscientes de régulation émotionnelle moins efficaces.

Voilà pourquoi, lorsque nous sommes déjà épuisés, malades, stressés ou en insécurité, nos vieux automatismes relationnels peuvent revenir beaucoup plus facilement.

Ce n’est pas étonnant.

Quand l’organisme doit gérer l’urgence, il dispose de moins d’espace pour écrire une dissertation philosophique intitulée :

« Quelle serait ici ma réponse relationnelle la plus consciente et la plus alignée ? »

Il fait souvent ce qu’il connaît déjà.

C’est aussi pourquoi les changements collectifs prennent du temps.

Nous parlons beaucoup plus des émotions qu’il y a quelques décennies.

L'une des grandes étapes modernes a été la formalisation de l'intelligence émotionnelle par Peter Salovey et John Mayer en 1990 : reconnaître, différencier et utiliser les informations émotionnelles pour orienter pensée et comportement.

Depuis, la compréhension s’est considérablement enrichie.

Mais comprendre intellectuellement les émotions et savoir les traverser en situation réelle sont deux choses différentes.

Une génération peut apprendre :

  • « Il faut accueillir ses émotions. »

Puis continuer à paniquer lorsque son enfant est en colère.

Une autre peut comprendre :

  • « Il faut poser des limites. »

Puis culpabiliser pendant trois jours après avoir dit non.

Nous tâtonnons.

Et c’est normal.

Les connaissances peuvent changer vite.

Les habitudes familiales, sociales et culturelles prennent beaucoup plus longtemps.

Attention cependant au mot « transgénérationnel ».

Là aussi, je veux mettre du discernement.

Oui, des manières de gérer les émotions peuvent traverser plusieurs générations.

Une mère ayant appris à tout supporter peut transmettre implicitement cette manière de vivre à sa fille.

Un père ayant appris que pleurer est honteux peut transmettre cette règle à son fils.

Cela passe très concrètement par les comportements, les réactions, le langage, les modèles familiaux et les normes sociales.

En revanche, à l’heure actuelle les recherches sont en cours, et on l’affirmation que ces comportements seraient directement inscrits « dans nos gènes » ou transmis biologiquement de génération en génération dépasserait ce que nous pouvons actuellement démontrer pour ces comportements précis. Mais, bon nous le faisons bien avec le chevaux de course, à voir.

Je préfère donc parler pour le moment de :

  • mémoire familiale, apprentissage, culture et transmission relationnelle, plutôt que d'utiliser la génétique comme explication magique à tout.

Le vivant est déjà suffisamment extraordinaire sans lui ajouter des certitudes qu’on n’a pas.

Alors comment arrêter « d’absorber » ?

Peut-être en cessant d'essayer de ne rien ressentir.

Car la protection absolue crée une autre prison.

Je préfère cette image :

apprendre à surfer.

La vague arrive.

Je la sens.

Elle traverse mon corps.

Mais je ne suis pas la vague.

Et je ne suis pas obligée de rentrer chez moi avec elle sous le bras.

Le premier geste : revenir au corps.

Une compétence particulièrement intéressante ici est l’interoception : notre capacité à percevoir les signaux provenant de notre propre corps.

Plusieurs travaux associent une meilleure conscience interoceptive à certaines capacités de régulation émotionnelle.

Alors avant de demander :

« Qu’est-ce qu’il ressent ? »

je peux apprendre à demander :

  • Qu’est-ce que JE ressens ?

  • Où est-ce dans mon corps ?

  • Est-ce que ma respiration vient de changer ?

  • Mon ventre ?

  • Ma gorge ?

  • Mes épaules ?

  • Qu’est-ce qui était présent avant cette conversation ?

  • Qu’est-ce qui est apparu pendant ?

Déjà, quelque chose se sépare. C’est la première étape du dicernement.

Pas pour couper la relation.

Pour retrouver deux personnes dans la relation.

Ensuite : arrêter de transformer chaque émotion en ordre.

Quelqu’un est déçu.

Cela ne signifie pas :

  • je dois réparer.

Quelqu’un est triste.

Cela ne signifie pas :

  • je dois le rendre heureux.

Quelqu’un est en colère.

Cela ne signifie pas :

  • j’ai forcément fait quelque chose de mauvais.

Quelqu’un souffre.

Cela ne signifie pas :

  • je dois souffrir avec lui pour lui prouver mon amour.

Et ça, franchement, c’est une révolution.

Parce que nous pouvons commencer à entendre les émotions comme des informations plutôt que comme des injonctions.

Dire non protège parfois beaucoup plus d’amour qu’un faux oui.

Lorsque je dis oui alors que mon corps dit non, la facture arrive quelque part.

Fatigue.

Agacement.

Ressentiment.

Retrait.

Explosion.

Épuisement.

Le problème n’est donc pas simplement :

  • « Les gens pompent mon énergie. »

Quelquefois, une question beaucoup plus inconfortable apparaît :

Où est-ce que je continue à donner ce que je n’ai pas réellement choisi de donner ?

Là, nous retrouvons notre pouvoir.

Parce que si l’autre est un vampire énergétique, je dépends de sa transformation.

Si j’apprends à reconnaître mes limites, mes besoins et mes choix, une partie du pouvoir revient chez moi.

Et se recharger ne consiste pas uniquement à méditer.

Le retour à soi est très concret.

Dormir.

Manger suffisamment.

Bouger.

Respirer.

Marcher.

Être seule.

Danser.

Rire.

Pleurer.

Créer.

Voir quelqu’un auprès de qui notre système nerveux peut se détendre.

Retrouver le silence.

Sentir le soleil.

Habiter son corps.

Et parfois simplement arrêter de répondre immédiatement aux demandes du monde.

La conscience sans physiologie finit vite en joli concept Instagram.

Le corps, lui, demande du carburant.

Et le cœur dans tout ça ?

C’est ici que je quitte volontairement le terrain strictement scientifique pour parler de mon expérience.

Je fais une différence entre émotion et amour.

L’émotion bouge.

L’amour, tel que je l’expérimente, est plus vaste.

Je peux être traversée par la colère et aimer.

Être traversée par la peur et aimer.

Être triste et aimer.

Dire non et aimer.

Partir et aimer.

Poser une limite et aimer.

Je ne vois donc plus l’amour comme une émotion parmi les autres.

Je le vis davantage comme un espace intérieur depuis lequel les émotions peuvent être accueillies sans devenir mon identité.

Certains appelleraient cet espace Dieu.

Ce mot ne me convient pas vraiment.

Je le trouve trop chargé d’images, d’histoires et de personnifications.

Je préfère parler du vivant, du tout, de la source, du Un ou parfois simplement du cœur.

Pas comme une vérité scientifique.

Comme mon expérience du vivant.

Et je tiens beaucoup à cette distinction.

La science n’a pas besoin de confirmer chacune de mes expériences pour que je puisse les vivre.

Et mon expérience n’a pas besoin de se déguiser en science pour avoir de la valeur.

Le vrai bouclier n’est peut-être pas un bouclier.

Alors finalement, je modifierais l’image du début.

Je n’écrirais pas :

« N’absorbe pas les énergies toxiques des autres. »

J’écrirais plutôt :

« Ressens ce qui te traverse.

Reconnais ce qui t’appartient.
Laisse à l’autre ce qui lui appartient.
Et choisis consciemment ce que tu veux nourrir. »

Parce que devenir consciente ne signifie pas devenir imperméable.

Cela signifie devenir suffisamment présente pour sentir une vague arriver sans oublier que nous sommes aussi l’océan.

Nous n’avons pas besoin de moins ressentir.

Nous avons besoin d’apprendre à ne plus confondre :

  • empathie et fusion,

  • amour et sacrifice,

  • présence et prise en charge,

  • émotion et identité,

  • sensibilité et responsabilité envers l’état intérieur de tout le monde.

Et surtout :

aimer quelqu’un ne demande pas de devenir l’endroit où il dépose tout ce qu’il refuse encore de porter lui-même.

Ça, ce n’est pas fermer son cœur.

C’est enfin entrer dans une relation d’égal à égal.

Deux êtres.

Deux systèmes nerveux.

Deux histoires.

Deux responsabilités.

Et suffisamment de cœur pour pouvoir se rencontrer sans se dévorer.

Pour revenir à toi quand « l’énergie » d’une personne te submerge.

Tu peux essayer quelque chose de très simple.

Pose les pieds au sol. Sens ton poids.

Puis demande-toi :

  • Qu’est-ce que je ressentais avant cette interaction ?

  • Qu’est-ce que je ressens maintenant ?

  • Quelle émotion est présente dans mon corps ?

  • Est-ce que cette émotion m’informe de quelque chose qui m’appartient ?

  • Suis-je en train d’écouter cette personne… ou d’essayer de la réguler ?

  • Est-ce que j’ai réellement envie de donner ce que je suis en train de donner ?

Puis reviens à cette phrase :

« Je peux être avec toi sans devenir toi. »

C’est être unique et unie dans notre unicité.

Et observe ce qui change.

C’est peut-être cela, finalement, surfer sur l’énergie.

La sentir.

Laisser la vague exister.

Puis retrouver sa propre mer. 🌊

Et si ce que tu appelles « l’énergie des autres » était aussi une invitation à retrouver la tienne ?

Si tu ressens beaucoup, si tu te suradaptes facilement, si tu portes les émotions des autres jusqu’à ne plus savoir ce qui t’appartient vraiment, la solution n’est pas forcément de te protéger davantage.

Elle peut commencer par revenir à toi.

Dans ma Lecture du Cœur, nous prenons le temps de regarder ensemble ce qui se joue derrière ce que tu ressens :

ce que ton corps essaie de te dire,
ce que ton mental interprète,
ce que tes émotions mettent en mouvement,
et là où tu continues peut-être à te quitter pour préserver le lien.

L’objectif n’est pas de devenir imperméable.

C’est de retrouver suffisamment ton axe pour pouvoir aimer, ressentir et être en relation sans te perdre au passage.

👉 Découvrir la Lecture du Cœur et réserver ma séance.

Tu n’as pas besoin de moins ressentir.
Tu as besoin de savoir où tu es, au milieu de tout ce que tu ressens.
🌿

Adeline PETIT

Coach de Vie, auteur et entrepreneur en intelligence émotionnelle.

https://www.phoenixadelinepetit.com
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