Et si la spiritualité n’était pas de se soumettre au divin…mais d’oser habiter pleinement sa vie ?

La vie ne cherche pas des êtres soumis.
Elle cherche des consciences habitées.

Il y a une idée qui revient souvent dans certains discours spirituels.

Pour toucher la vérité, il faudrait s’abandonner.

D’être dans la dévotion au divin.
Se soumettre à quelque chose de plus grand que soi.

Capituler intérieurement.

On entend alors des phrases comme :

  • « remets ta volonté au divin »

  • « deviens un instrument »

  • « laisse la volonté supérieure agir à travers toi ». Et toi ta volonté ?

Dit comme cela, cela semble profond.

Presque noble.

Mais plus j’écoute ce type de discours… plus une question simple me traverse.

Et si cette idée contenait une confusion fondamentale ?

Une observation très humaine.

Dans beaucoup de traditions spirituelles, on retrouve trois grandes voies pour approcher ce que certains appellent le divin :

  • la connaissance,

  • l’amour ou la dévotion,

  • l’action.

Certaines personnes cherchent la vérité par la compréhension.
D’autres par l’intensité du cœur.
D’autres encore par l’engagement dans le monde.

Ces voies existent réellement dans l’expérience humaine.

Mais à un moment donné, dans beaucoup d’enseignements, un basculement apparaît.

Le discours devient vertical.

L’humain doit s’effacer.
La volonté personnelle devient suspecte.
L’individualité devient un obstacle.

Et la solution proposée est souvent la même :

capituler devant quelque chose de plus grand ou pus vaste que soi.

Et moi je dis, je ne suis là pour m’éffacer…

Le mécanisme psychologique derrière cette idée.

Cette vision ne sort pas de nulle part.

Elle touche un aspect réel de l’expérience humaine.

Nous avons tous vécu des moments où notre volonté semble limitée :

  • schémas répétitifs,

  • addictions,

  • réactions émotionnelles incontrôlables,

  • comportements automatiques,

Dans ces moments-là, reconnaître que l’on ne contrôle pas tout peut être libérateur.

Certaines approches thérapeutiques utilisent même ce principe.

Quand une personne reconnaît qu’elle ne peut plus tout porter seule, elle relâche une pression énorme.

Le système nerveux se détend.

Et parfois, un changement devient possible.

Mais ce mécanisme psychologique utile dans certaines situations peut ensuite être étendu à toute l’existence.

Et c’est là que quelque chose commence à coincer.

La détente n’est pas la soumission.

Quand la spiritualité devient verticale.

À partir d’un certain point, le discours peut basculer vers une structure simple :

  • le divin devient supérieur,

  • l’humain devient inférieur,

  • et la solution devient la capitulation.

Autrement dit :

la vérité descend d’en haut, et l’humain doit se vider pour la recevoir.

Mais plus j’observe la vie…plus cette vision me semble étrange et incohérente.

Et si la vie fonctionnait autrement ?

Je ne me vois pas comme une créature séparée du vivant.

Je ne me vois pas comme un être inférieur devant une puissance supérieure.

Je me vois plutôt comme une expression du vivant lui-même.

Une onde dans un mouvement beaucoup plus vaste.

Dans cette perspective, le chemin change complètement.

Il ne s’agit plus de disparaître.

Il s’agit d’habiter.

Habiter son corps.
Habiter sa conscience.
Habiter sa responsabilité dans le monde.

La conscience n’est pas un endroit où monter.
C’est un espace à habiter.

Le problème vient peut-être de notre langage.

Beaucoup de spiritualités utilisent un imaginaire vertical :

  • conscience supérieure,

  • élévation,

  • plans au-dessus,

  • descente du divin.

Mais si l’on regarde simplement la réalité physique de l’univers… ces images deviennent curieuses.

La Terre est une sphère qui traverse l’espace.

Elle tourne autour du Soleil.
Elle voyage dans la galaxie en compagnie des autres planètes du système solaire.

Et dans l’espace, il n’existe ni haut ni bas.

Ces directions n’existent que depuis notre point de vue terrestre, plus exatement de la notre conscience de la gravité.

L’univers ne fonctionne pas en pyramide.

Les astronautes racontent souvent une expérience troublante.

Quand ils quittent la Terre, la notion de haut et de bas disparaît complètement. En tant qu’expérienseuse de sortir hors du corps, je relate la même chose que les astronautes.

Tout devient relatif.

Dans l’univers, il n’y a pas de sommet.

Il y a simplement du mouvement, des rivières d’énergie en mouvements.

Cette simple observation change déjà beaucoup de choses.

Une analogie simple.

Imagine une rivière.

La rivière ne se soumet pas à l’océan.

Elle ne capitule pas devant lui.

Elle coule.

Et en coulant…elle devient l’océan.

Sans doctrine.
Sans soumission.
Sans capitulation.

Simplement par le mouvement naturel du vivant.

La vie ne demande pas la soumission.
Elle demande la participation.

Descendre dans l’expérience.

Quand on revient dans le corps, quelque chose devient très simple.

La vie circule déjà :

  • dans la respiration,

  • dans les émotions,

  • dans les relations,

  • dans les décisions.

Elle ne demande pas que tu disparaisses.

Elle demande que tu sois présent.

Présent à ce que tu ressens.
Présent à ce que tu vis.
Présent à ce que tu crées.

Une spiritualité qui ramène dans la vie.

Peut-être que la maturité spirituelle ne consiste pas à s’effacer, à se soumettre à un principe plus grand que soi.

Peut-être qu’elle consiste à devenir plus conscient de sa participation au vivant.

À apprendre à :

  • sentir son corps

  • reconnaître ses émotions

  • développer son discernement

  • agir avec lucidité

La spiritualité ne devrait pas nous éloigner de l’incarnation.

Elle devrait nous y ramener.

Nous sommes des âme venues vivre des expreriences Terrestres.

Une conclusion simple.

Le mystère de la vie n’est peut-être pas au-dessus de nous.

Il est déjà là.

Dans chaque respiration.
Dans chaque relation.
Dans chaque moment où la conscience devient présente.

Nous ne sommes pas des instruments du vivant.

Nous sommes le vivant qui se découvre lui-même.

Alors non.

Je ne me soumets au divin ou tout autre divinité.

Je suis la création qui se vie à travers l’expérience de la vie et nous sommes de même nature.

Ni plus grand, ni plus vaste.

Nous sommes co-essentiels plus éxatement combustantiel.

En claire, nous sommes pas séparés de la création. Nous sommes de même substance qu’elle est indissociable par nature.

La vie est intrinsèque à ce que nous sommes.

En simple, nous sommes inséparables de la vie qui se vit.

Adeline Petit

Ce que je partage ici, je le vis.

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Sources et ponts de réflexion.

Lao-Tseu — Tao Te Ching

Alan Watts — The Wisdom of Insecurity
Carl Gustav Jung — psychologie de l’individuation
Antonio Damasio — conscience incarnée
Stephen Porges — théorie polyvagale

Ces travaux, chacun à leur manière, soulignent une idée simple :

la conscience n’est pas une abstraction séparée de la vie.

Elle émerge dans l’expérience vécue.

Adeline PETIT

Coach de Vie, auteur et entrepreneur en intelligence émotionnelle.

https://www.phoenixadelinepetit.com
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De l’amour miroir à l’amour vivant : sortir du choc pour entrer dans la participation.