Comment je suis devenue allergique à la hiérarchie spirituelle .
Je n’ai jamais été fascinée par les “éveillés”.
J’ai été interloquée, oui.
J’ai été curieuse, 100 fois oui.
Interloquée par un paradoxe, encore plus.
Des discours qui répètent : “Tout est à l’intérieur.” “Tu es souverain.” “La vérité est en toi.”
Et des mots, des postures, des comportements qui recréent exactement l’inverse.
Une verticalité. Une autorité. Une hiérarchie subtile.
C’est ça qui m’a dérangée.
Pas la spiritualité. Pas la profondeur. Pas la quête.
L’incohérence structurelle.
Le problème n’est pas le sacré.
C’est l’échelle. À force d’observer, j’ai vu le schéma.
On dit : “Tout est en toi.”
Mais on sous-entend : “Certains ont accès plus que d’autres.”
On dit : “Tu es libre.”
Mais on insinue : “Il y a un savoir plus authentique.”
On dit : “Nous sommes un.”
Mais on installe : Des degrés. Des niveaux. Des états supérieurs.
Même si le langage est doux, la structure est pyramidale.
Et mon corps a commencé à réagir.
Pas émotionnellement. Structurellement.
Ce que la hiérarchie spirituelle produit
Elle classe.
Elle ordonne.
Elle sépare.
Elle crée une échelle invisible :
Plus conscient.
Plus pur.
Plus proche du vrai.
Plus aligné.
etc.
Et sans même s’en rendre compte, on retombe dans la vieille mécanique humaine :
Comparer.
Se mesurer.
Se situer.
Même quand on parle d’unité.
Le vivant ne fonctionne pas comme ça.
Une abeille ne vaut pas plus qu’un ver de terre.
Un neurone ne vaut pas plus qu’une cellule du foie.
Il n’y a pas de cellule “plus éveillée”.
Il y a des fonctions.
Le vivant n’est pas vertical. Il est organique.
Il n’y a pas de sommet. Il y a des interactions.
Et le jour où j’ai vu ça, la hiérarchie spirituelle m’est devenue étrangère.
Ce qui m’a rendue allergique.
Ce n’est pas la profondeur. Ce n’est pas la tradition. Ce n’est pas la transmission.
C’est la moralisation.
Quand le discours devient :
Authentique / corrompu.
Lumière / obscurité.
Éternel / dégénéré.
Initié / profane.
On quitte le vivant. On entre dans l’idéologie.
Même si elle est spirituelle. Même si elle est ancienne. Même si elle est poétique.
La structure reste verticale.
Je ne crois plus à l’élévation.
Je vis l’intégration.
Je ne crois plus aux degrés de conscience.
Je vis les niveaux de régulation et de relation.
Je ne crois plus aux maîtres.
Je vis les fonctions du vivant pour expérimenter la présence de ma conscience.
Je ne crois plus aux sommets.
Je vis la synergie des cycles et ces vagues de régulation.
Pourquoi ça me concerne.
Parce que moi aussi, j’ai été prise dans cette verticalité.
Se comparer. Se positionner. Vouloir comprendre plus. Voir plus. Sentir plus.
Même inconsciemment !
Et j’ai vu que ça m’éloignait du centre. Le centre n’est pas au-dessus.
Le centre est au milieu, sans déc..
C’est que j’appelle depuis des années :
Rester au coeur de l’équilibre en mouvement.
Ce que ça change.
Je ne cherche plus à monter, à évoluer…
J’explore à être stable dans le mouvement.
Je ne cherche plus à être plus consciente que quelqu’un.
J’explore à être cohérente.
Je ne cherche plus une vérité supérieure.
J’explore une intégrité et une harmonie intérieure.
Et peut-être que toi aussi…
Peut-être que ton malaise ne vient pas d’un manque de foi.
Peut-être qu’il vient d’une incohérence détectée.
Quand quelqu’un dit : “Tout est en toi” mais parle comme s’il détenait un étage au-dessus.
Peut-être que ton corps le sent.
Et ce n’est pas une rébellion.
C’est un discernement.
Aujourd’hui, je ne combats pas les hiérarchies spirituelles.
Je les observe.
Et je choisis de vivre un autre modèle.
Etoilé. Cyclique. Organique. Responsable.
Je suis là. Parmi. Avec.
Et ça suffit.
Ce que je partage ici, je le vis.
Je l’explore.
Je l’intègre.
Et parfois, je l’écris.
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